Le soutien scolaire rend-il dépendant ? Notre réponse

Oui, un élève peut devenir dépendant de son professeur. Voici pourquoi cela arrive, et comment nous travaillons pour que cela n'arrive pas.

Vous avez raison de vous poser la question. Oui, le risque existe. Un élève peut finir par ne plus savoir travailler sans quelqu'un à côté de lui. Nous le voyons chez des élèves qui arrivent d'un autre accompagnement, cela tient souvent à la façon dont cet accompagnement était construit. Voici comment cela se produit, et à quoi faire attention, y compris avec nous.

Quand le soutien scolaire crée la dépendance

Trois mécanismes reviennent le plus souvent.

Le professeur fait à la place

L'élève bloque sur un exercice, le silence s'installe. Le professeur reprend le stylo, déroule la solution, l'élève recopie et comprend, au moins sur le moment. Mais ce n'est pas lui qui a cherché. Le lendemain, seul devant un énoncé, n'ayant pas appris à chercher lui-même, il ne sait pas comment s'y prendre.

L'aide porte sur le chapitre, jamais sur la manière

Chaque semaine, on prépare le contrôle qui arrive : les vecteurs, puis les probabilités, puis le commentaire de texte. Jamais sa façon de s'y prendre : comment il relit son cours, à quel moment il s'y met, ce qu'il fait quand il ne comprend pas. Ce qui avance, c'est le contrôle de la semaine. Il manque la façon de préparer le suivant sans aide.

Personne n'a parlé de la fin

Quand l'objectif de sortie n'est posé nulle part au départ, personne n'a de raison de le fixer ensuite. Il devient une habitude rassurante, confortable, mais sans terme.

Le test simple

Après deux mois d'accompagnement, posez-vous une seule question : est-ce que votre enfant travaille mieux quand personne ne l'aide ?

Le dimanche soir, devant un devoir maison, quand le professeur n'est pas là, ouvre-t-il son cahier ? Sait-il par quoi commencer ? Essaie-t-il, se trompe-t-il, recommence-t-il ? Ou attend-il la prochaine séance pour qu'on lui explique ?

Si la réponse est « il attend », c'est que l'accompagnement ne construit rien de tangible. Cela vaut pour n'importe quel organisme, y compris pour nous.

Comment nous organisons l'inverse

Notre semaine est construite pour qu'une partie du travail se fasse seul, sans que l'élève soit seul pour autant.

Chaque semaine, il a une heure de cours avec son tuteur attitré avec lequel il travaille le contenu ainsi que la manière de s'y prendre. Puis il bénéficie d'une heure de séance supervisée : l'élève avance seul sur son plan de travail tandis qu'un tuteur encadre la session. Entre les séances, des activités en autonomie restent accessibles 24h/24.

Sur les deux heures hebdomadaires, une heure entière se passe donc sans que personne ne travaille à sa place, dans un cadre où il peut se tromper sans que tout s'arrête. C'est la situation du dimanche soir, préparée à l'avance.

Et chaque dimanche, vous recevez le bilan de la semaine. Ce bilan revient sur ce qui a été fait, ce qui a fonctionné et ce qui a coincé.

Les signes qu'un élève peut arrêter

Nous ne savons pas dire à l'avance combien de temps cela prend. Ceci dépend de l'élève, de son point de départ, de l'évolution de son année. En revanche, nous savons à quoi cela ressemble quand il est en train de devenir autonome.

  • Il ouvre ses cours sans qu'on le lui demande, et sait par quoi commencer.
  • Le bilan du dimanche signale qu'il pose moins de questions en séance supervisée, et qu'elles portent sur le fond plutôt que sur « comment on fait ».
  • Il sait dire précisément ce qu'il n'a pas compris, là où il disait « je ne comprends rien ».
  • Il a déjà planifié sa semaine quand son tuteur lui propose de le faire.
  • Il refait de lui-même un exercice raté.

Ces signes, le tuteur les consigne dans le bilan du dimanche à mesure qu'il les observe, et nous en refaisons le point avec vous à la fin des trois mois d'engagement. Parfois il s'agit d'alléger, par exemple passer de la formule dédiée à la formule alternée, parfois c'est que c'est le moment d'arrêter.

Et si la difficulté revient plus tard, à une nouvelle rentrée ou dans une nouvelle matière, vous pouvez reprendre un accompagnement, dans le même cadre de trois mois qu'au départ. Repartir d'un besoin précis, ce n'est plus de la dépendance.

Commencer, et vérifier par vous-même

Tout se passe en visioconférence, de la 6e à la terminale, et démarre par un bilan initial. La première semaine est offerte. Vous voyez le tuteur, la séance supervisée et le bilan du dimanche avant de décider. Deux formules existent ensuite. La formule dédiée réunit un tuteur pour un élève, quand la formule alternée réunit un tuteur pour deux élèves. Nos formules sont sans engagement, mais rien n'est magique et il faut attendre quelques mois pour constater que nos méthodes tiennent quand nous ne sommes pas là.

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