Quand on cherche un professeur particulier pour son enfant, le premier réflexe est de regarder le diplôme. C'est l'information la plus visible sur un profil, donc celle à partir de laquelle on est tenté de trancher souvent. Elle n'est pas inutile mais elle renseigne seulement sur autre chose que ce que vous cherchez à savoir. Un étudiant en deuxième année de licence peut être remarquable avec un élève de première, et un enseignant très expérimenté peut ne jamais accrocher avec le vôtre. Ce qui fait la différence se joue ailleurs, à savoir dans la façon dont une séance est construite, dans ce qui se passe entre deux cours.
Voici les sept critères qui comptent vraiment, les questions à poser avant le premier cours, et les signaux qui doivent vous alerter au bout d'un mois.
Étudiant, enseignant, organisme : qui fait quoi
Les trois profils que vous allez rencontrer ne sont pas interchangeables, mais aucun n'est disqualifiant.
Un étudiant a souvent le meilleur souvenir du programme car il a passé le bac ou le brevet il y a peu et il a encore en tête ce qu'on attendait de lui à l'épreuve, avec une distance d'âge avec votre enfant qui joue en sa faveur. Sa limite ne tient pas à son niveau au niveau, mais plutôt à l'expérience de la difficulté. Expliquer une notion qu'on maîtrise à quelqu'un qui ne la comprend pas est un métier qui s'apprend. Certains étudiants l'ont déjà appris, d'autres non, c'est surtout cela qu'il faut chercher à savoir plutôt que leur âge.
Un enseignant en poste ou à la retraite connaît le programme officiel, les critères d'évaluation et les erreurs typiques d'un niveau donné. Il sait où se situe un élève. Mais sa contrainte est presque toujours pratique : disponibilité limitée, créneaux en soirée, peu de marge pour les périodes de révisions intensives.
Un organisme prend en charge trois choses qu'un intervenant seul doit assumer sur son propre temps. Une continuité si le professeur est absent, un cadre de séance identique d'une fois sur l'autre, et un interlocuteur si quelque chose ne va pas. En contrepartie, la relation est moins directe. À vous de juger si ce que cette structure vous apporte correspond à ce dont votre enfant manque.
Les 7 critères qui comptent vraiment
1. La maîtrise du programme de l'année en cours
Pas de la matière en général mais du programme tel qu'il est enseigné, évalué et noté cette année, dans la classe de votre enfant. Un très bon mathématicien peut passer à côté de ce qu'attend précisément un correcteur de première spécialité.
2. La capacité à expliquer autrement
Votre enfant a déjà entendu l'explication du manuel et celle de son professeur. Si la troisième est identique, elle ne servira à rien. Le bon signe, c'est un intervenant qui commence par demander ce que l'élève a compris avant de réexpliquer.
3. Une séance qui a une structure
Une heure de cours particulier peut se résumer à « on regarde ce que tu as en devoirs ». C'est rassurant sur le moment, mais on traite les devoirs de la semaine sans jamais revenir sur la notion qui bloque. Une séance utile a un début (où en est-on), un cœur (une notion, pas six) et une fin (qu'est-ce que tu fais d'ici la prochaine fois).
4. Ce qui se passe entre les cours
C'est celui dont on parle le moins au moment de choisir, alors qu'il conditionne l'effet des six autres. Une heure hebdomadaire représente une fraction minuscule du temps scolaire de votre enfant. Si rien n'est prévu pour les six autres jours, l'essentiel du travail repose sur son autonomie, c'est-à-dire très souvent sur ce qui lui manque justement.
5. Un compte-rendu qui vous parvient
Vous devez savoir ce qui a été travaillé, ce qui bloque encore et ce qui est prévu. Sans trace écrite, vous êtes réduit à demander à votre enfant si « ça s'est bien passé », et la réponse est presque toujours « oui ».
6. La régularité, et le plan B
Que se passe-t-il en cas d'annulation, de maladie, de partiels ? Un créneau déplacé de temps en temps n'est pas grave. Trois semaines sans séance en pleine période de contrôles, si.
7. La relation avec l'élève
Le critère qu'aucun CV ne contient. Un adolescent travaille mieux avec quelqu'un devant qui il ose dire qu'il n'a pas compris. Cela se voit dès les premières séances. Si le courant ne passe pas, mieux vaut en changer tôt que d'attendre le trimestre suivant.
Les questions à poser avant le premier cours
Posez-les directement, avant le premier cours. Elles disent ce que vous attendez de l'accompagnement.
- Avez-vous déjà accompagné des élèves de cette classe et dans cette matière ?
- Comment se déroule concrètement une séance type avec vous ?
- Comment identifiez-vous les lacunes qui viennent des années précédentes ?
- Que demandez-vous à l'élève de faire entre deux séances ?
- Comment vérifiez-vous, à la séance suivante, que ce travail a été fait ?
- Sous quelle forme et à quelle fréquence me tenez-vous informé ?
- Comment adaptez-vous le rythme si nous approchons d'un contrôle ou d'un examen ?
- Que faites-vous si vous êtes indisponible une semaine ?
- Au bout de combien de temps saurons-nous si cela fonctionne, et à quoi le verrons-nous ?
- Au bout de combien de séances estimez-vous qu'on peut juger si la relation fonctionne avec mon enfant ?
Les signaux d'alerte après un mois
Un mois suffit pour lire trois signaux.
Le premier : les séances se passent bien, mais les notes ne bougent pas. Une séance agréable où l'élève suit un raisonnement qu'il n'aurait pas produit seul donne une impression de progrès sans progrès réel. La question à poser n'est pas « as-tu compris ? » mais « es-tu capable de le refaire seul ? ».
Le deuxième : votre enfant ne travaille plus que pendant l'heure de cours. Il attend la séance pour comprendre au lieu de s'en servir pour débloquer ce qu'il a tenté. C'est le risque de dépendance au professeur, et il s'installe sans bruit.
Le troisième : il n'existe aucune trace écrite. Ni plan de travail, ni compte-rendu, ni objectif. Au bout d'un mois, personne ne peut dire précisément ce qui a été traité.
Et si la question n'était pas le prof ?
Vous pouvez trouver un excellent professeur particulier et voir peu de changement. Non pas parce qu'il travaille mal, mais parce qu'une heure par semaine, aussi bonne soit-elle, ne couvre pas les six jours suivants. Le quatrième critère (ce qui se passe entre les cours) n'est pas un critère parmi sept : c'est celui qui décide si les six autres produisent quelque chose. La vraie question n'est donc pas seulement « qui va expliquer à mon enfant ? », mais « qui va s'assurer qu'il travaille, et comment, quand personne ne le regarde ? ». C'est aussi ce qui distingue les formules disponibles, qu'il s'agisse de cours en ligne ou à domicile.
Ce que Méthode Aristote met en place sur ces critères
Méthode Aristote accompagne des élèves de la 6e à la terminale, entièrement en visioconférence. Chaque semaine comprend deux temps : une heure de cours avec un tuteur attitré (toujours le même) et une heure de séance supervisée pendant laquelle l'élève avance sur son plan de travail, encadré. Cette seconde heure porte précisément sur ce quatrième critère car l'élève ne repart pas seul avec une consigne, il avance sur son plan de travail devant quelqu'un. Le reste de la semaine lui appartient toujours, mais il ne redémarre plus de zéro à chaque fois. Chaque dimanche, vous recevez un bilan écrit de ce qui a été travaillé et de ce qui est prévu. Si le courant ne passe pas avec le tuteur, vous pouvez en changer.
Deux formules mensuelles existent : la formule dédiée, un tuteur pour un élève, et la formule alternée, un tuteur pour deux élèves. La première semaine est gratuite.
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